• Projet autoroutier A831 : La voie est loin d’être dégagée !

    À l'étude depuis la fin des années 1990, le projet d'autoroute A831, entre Fontenay-le-Comte et Rochefort, était resté enlisé depuis la publication de la déclaration d'utilité publique en juillet 2005. En cette période pré-électorale, une annonce providentielle vient donner à penser que la désignation d'un concessionnaire est en route, ce qui ferait entrer le projet dans une phase irréversible.

    Les associations France Nature Environnement Pays de la Loire, Poitou-Charentes Nature et Vendée Nature Environnement communiquent leur lecture, sensiblement différente, de la situation.

     

    Projet autoroutier A831 : La voie est loin d’être dégagée !

    Entre Vendée et Charente-Maritime,
    le projet traverse deux grandes zones Natura 2000 :
    le Marais Poitevin et le marais de Rochefort.

    L’officialisation d’un « protocole » de financement du projet d'autoroute A831 (64 km entre Fontenay-le-Comte, en Vendée, et Rochefort, en Charente-Maritime), et l’annonce du lancement de la procédure de sélection des candidats à la concession, signent une nouvelle régression des engagements du Grenelle de l’environnement. 

    En décembre dernier, le Premier ministre reconnaissait que la conception initiale de l'A 831 « apparaissait un peu ancienne au regard des exigences environnementales ». Aujourd’hui c’est l’ancien secrétaire d’État aux Transports Dominique Bussereau qui déclare que « le projet avait été pris en otage par le Grenelle de l'environnement et ses technocrates verts ».

    Ce n'est pourtant pas forcer le trait que d'indiquer que ce projet excessivement coûteux (de l’ordre du milliard d’euros) est d'une autre époque. L'expertise de l’étude d’impact que la LPO a réalisée à la demande de l'État l'a amplement confirmé : approche trop sectorisée dans l'analyse des enjeux et des impacts, lacunes, imprécision du dossier des « engagements de l'État », ce dernier document étant jugé « pas à la hauteur des enjeux traversés »…

    Le montage du dossier de concession va se heurter  à une contradiction flagrante : d’un côté, il est impératif de  respecter « l'économie générale de la déclaration d'utilité publique » de 2005, base légale actuelle d'un projet  évidemment insuffisant sur le plan de son insertion environnementale ; et de l’autre le concessionnaire éventuel devra tenter  de « verdir » l'infrastructure pour justifier de sa cohérence écologique avec les deux grandes zones humides et les sites Natura 2000 du Marais Poitevin et du Marais de Rochefort.

    En guise d'avancée, la situation ainsi créée paraît porter surtout des perspectives inédites de rebondissements contentieux !

     

     

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