• Pollution de l'eau : des coûts considérables pour les ménages !

     

    Pollution de l'eau : des coûts considérables pour les ménages !La dégradation de la qualité des eaux par les pollutions diffuses d’origine agricole est un sujet que l’actualité a déjà souvent mis en exergue, les débats autour de ce thème déclenchant le plus souvent des polémiques à n’en plus finir… L'approche par les coûts induits des pollutions peut contribuer à situer les termes du débat.
     

    Une étude récente du Commissariat Général au Développement Durable vient utilement proposer des éléments quantifiant les coûts qui pèsent sur les ménages en raison de la contamination de la ressource en eau par des résidus d’engrais et de pesticides.

    Les résultats sont édifiants, sans même parler des impacts de ces pollutions sur certains secteurs marchands tels que le tourisme, la conchyliculture, ou la pêche... 

     

    Pollution de l'eau : des coûts considérables pour les ménages !

    Évaluation des surcoûts et pertes financières liés aux pollutions agricoles diffuses.

    Les dépenses supplémentaires des ménages entraînées par les pollutions des captages du service public d’eau potable et d’assainissement (pollutions agricoles azotées et pesticides)  se situeraient au minimum dans une fourchette comprise entre 1 000 et 1 500 millions d’euros, dont 640 à 1 140 millions d’euros répercutés sur la facture d’eau, et représentant entre 7 et 12 % de cette facture en moyenne nationale.
    Les coûts de potabilisation dus à l’agriculture conventionnelle de parcelles situées dans les aires d’alimentation des captages d’eau potable se situent dans une fourchette de 800 à 2 400 € par hectare d’agriculture conventionnelle et par an.
    Les dépenses des collectivités littorales dues à l’eutrophysation sont provisoirement estimées entre 100 et 150 millions d’euros.
    Sur la base des coûts de traitement des nitrates et des pesticides dans les installations de potabilisation, les coûts de leur élimination des milieux aquatiques seraient respectivement supérieurs à 70 euros par kilogramme pour les nitrates, et à 60 000 euros par kilogramme pour les pesticides.
    Le coût complet du traitement annuel de ces excédents issus de l’activité agricole et de l’élevage, dissous dans l’eau, serait supérieur à 54 milliards d’euros par an.
    Malgré ces dépenses additionnelles de traitement de l’eau, plus de 8 % des Français ont été alimentés au moins une fois dans l’année 2008 par de l’eau contaminée en pesticides à une concentration supérieure aux normes de potabilité.
    Ces coûts très élevés, nécessités par le traitement a posteriori des milieux aquatiques dégradés, font d’autant plus ressortir l’intérêt d’agir en amont, et non plus seulement de manière curative. Réduire à la source des pollutions est non seulement une solution de bon sens, mais aussi une source considérable d’économies. Les « bonnes pratiques », dont les engagements sur l’agriculture biologique, la protection des aires d’alimentation des captages d’eau potable, les bandes enherbées et le retrait des pesticides, doivent d’imposer face aux « modèles » de production désormais dépassés,  qui causent des excédents d’intrants, d’épandages de lisiers et d’utilisation de pesticides.

     

    « Pour renforcer la crédibilité du futur Parc naturel marin.Sur les projets de PPRI de L'Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer. »

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