• Le très rare Ciste hérissé bénéficie d'une protection de son biotope en Vendée

    Par un arrêté en date du 29 septembre 2017, le préfet de la Vendée a créé à Brem-sur-Mer une zone de protection du biotope d'une espèce végétale des plus rares : le Ciste hérissé.

    Un arrêté de protection de biotope pour le Ciste hérissé

    Le Ciste hérissé (Cistus inflatus). Photo : Marie Portas (CC-BY-SA)

    Réputé disparu en Pays de la Loire, protégé à l’échelle nationale en raison de sa grande rareté, le Ciste hérissé est un sous-arbrisseau buissonnant inscrit sur la liste rouge des espèces considérées comme en danger. Il n'est présent au monde qu'en France, à Madère, au Portugal et en Espagne. C'est donc une espèce « subendémique » (ce qui se dit des espèces présentes dans un ou deux pays limitrophes de la France, avec lesquels elle partage la responsabilité de leur conservation).

    En France, le Ciste hérissé ne subsistait jusqu'à récemment que dans trois localités, dans les îles d’Oléron et de Ré et dans le Finistère, étant noté disparu en forêt d’Olonne. C’est dire si la découverte, en 2012, d’une station à Brem-sur-Mer a aussitôt suscité le plus grand intérêt de la communauté des botanistes et des naturalistes.

    À la demande du CPNS et de la LPO Vendée, une procédure de protection a été initiée, qui vient d’aboutir sous la forme d’un arrêté préfectoral de protection de biotope. La mesure, couvrant 8 hectares et ayant reçu l’accord de toutes les parties prenantes, vise à prévenir la destruction ou l’altération des habitats remarquables dans lesquels l’espèce est présente. Par là-même, sont aussi protégés les habitats de nombre d’espèces patrimoniales au rang desquelles figurent, pour les végétaux : la Centaurée maritime, l’Orchis grenouille, l’Ornithope comprimé et la Romulée à petites fleurs ; pour les reptiles : le Lézard vert et le Lézard des murailles, l’Orvet fragile et la Vipère aspic.

    Un comité scientifique sera chargé de suivre l’évolution du site et de proposer des modalités de gestion propres au maintien ou au renforcement de son intérêt biologique. Un comité de suivi sera également créé, réunissant notamment les parties prenantes.

    Il y a tout lieu de se féliciter de la réussite de cette initiative portée par les associations de protection de la nature et de l'environnement et qui a reçu l'assentiment de l'administration et de l'ensemble des parties prenantes. C'est un patrimoine rare et de grand intérêt qui se trouve ainsi protégé et assuré de sa transmission aux générations futures.

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